Rien ne va plus.
Le garçon qui m'aimait, je l'ai laché pour un autre que j'aime vraiment beaucoup beaucoup, mais qui en aime malheureusement une autre. La fille qui comptait le plus au monde à mes yeux, celle qui était si chère à mon coeur, et celle qui le sera toujours, je l'ai envoyé chier. Je ne crois plus en l'amitié, après ca. C'est tampis. Et puisqu'il faut être cacher ses problèmes pour devenir adulte, alors, devenons encore plus superficielles. J'ai des parents dépréssifs, une mère qui ne me dit plus rien, qui passe mon temps à me reprocher tout ce que je fais, même quand c'est bien. J'ai un frère à qui je ne parle plus. J'ai un cousin qui dit que les filles sont compliquées et qui se fou totalement de ma vie. Ce cousin, pourtant, je l'admire. Ce cousin, pourtant, il est parfait. Ce cousin, pourtant, je l'aime fort. Si c'est ça, le sentiment humain qu'on appelle solidarité, eh bin... Mon meilleur ami ne peut jamais être là pour moi, si ce n'est que deux fois par an car il habite à des milliers de kilomètre. C'est pas de sa faute, mais bon. Ca me rend tellement triste... L'autre meilleur ami habite à 3 kilomètres mais je ne le vois jamais. Je n'ai plus goût à rien. Putain et j'arrive pas à le croire. Ma fwaiZz, ma passion. Celle que j'aimais du plus profond de l'univers. Ma Christianne l'esthéticienne. Pourquoi t'ai-je fait ça? Ca parait tellement absurde que je n'ai même pas pu encore réaliser. L'idée de l'avoir perdue à jamais est insoutenable. Comment ça a pu arriver? L'osmose est belle et bien partie. Définitivement. Il n'y aura plus de retour en arrière, à présent. A quoi bon? Pour continuer à se morfondre, comme je le fais depuis de nombreux mois? Les photos ne font que remuer le couteau dans la plaie. La plaie est immense. Je ne pleure même pas. Ne croyez pas que cela ne m'émeut pas. Au contraire. Je ne pensais pas pouvoir tomber aussi bas. Comment je vais faire, pour me relever, moi, sans personne? Je me sens terriblement seule... Seule au monde... Des fois, on croit être tombé au plus bas, mais je me suis apercue que l'on peut encore creuser, finalement. Mum a tort, je suis bien dans cette mélancolie. Je n'peux pas me ressaisir, c'est impossible. Mais putain c'est impossible, comment une amitié de si longue date a pu se terminer ainsi? Je me sens terriblement seule. Après tout, la solitude, il n'y a peut-être que ça de vrai... Même tous les amis géniaux que j'ai ne pourront jamais la remplacer. Comme quoi, une seule personne compte parfois beaucoup plus que 10 autres, par exemple... Et puis l'autre, là. Je l'savais. Pourtant, j'ésperais quand même. A quoi bon? Rien n'a plus d'intêrets. Il faudrait changer trop de choses pour que j'aille enfin bien. J'attends pour parler à Lilou. Mum dit aussi que j'ai de la chance, dans ma vie, qu'à mon âge, il y a des filles qui ont déjà un enfant, qui font le trottoir ou qui sont ans un orphelinat. Oui, je sais. En général quand on a tout pour être heureux on ne l'est pas. Je n'ai plus envie de me confier. Pourtant, c'est ce que je fais, oui. J'ai envie de mûrir. Pour cela, il faut donc devenir superficielle. Je le serais. Je vais me renfermer dans le travail, puisque mon temps se consacrera à ça, à présent. Ne vous étonnez pas si je vais bien, ce ne sera que superficiel. A moins que quelque chose change avec celui que j'aime, et que l'osmose revienne avec celle que j'aime du plus profond de mon coeur. Je continuerais de faire la liste du bonheur, mais elle ne servira probablement à rien, même si j'essayerais. Je voudrais bien remercier Beubeu, Théo, ma Moutonne platifiée, Cha, Camouche, Aude, pour tout. Je les aime tellement...